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Spécial Foire du Livre de Dakar

  

La Foire du livre de Dakar s'est terminée le 22 décembre. Pour cette 13ème édition, une cinquantaine d'exposants ont répondu présents, toujours un peu plus par rapport aux autres années. Le livre jeunesse n'est pa resté en reste; pour la première fois des espaces réservés aux contes et à la lecture ont été mis en place. Le pays à l'honneur était le Maroc, l'ouverture de la FILDAK s'est faite en présence de l'ambassadeur. 

 

Une cinquantaine d’exposants à la 13ème Foire du Livre de Dakar - Une cinquantaine d’exposants, en provenance de dix pays d’Europe, d’Asie et d’Afrique prennent part à Dakar à la 13ème édition de la Foire internationale du livre et du matériel didactique (FILDAK) qui a démarré samedi soir et dont le thème est: «Les industries culturelles, moteur de développement: Place et perspectives pour le livre».
Le nombre de participants à cette édition qui se poursuivait jusqu’au 22 décembre et dont le Maroc est l’invité d’honneur, est en hausse par rapport à celui de la 12ème édition qui s’élevait à 37 exposants venus de sept pays, avec l'arrivée de nouveaux pays tels que le Canada, l’Inde et la Tunisie qui nous reviennent.
La FILDAK a pour objectifs de faire connaître la production intellectuelle des pays participants, d’encourager et de renforcer les activités liées à la création, la production et la diffusion et la diffusion du livre, à travers notamment des expositions de livres et de matériel didactique, ainsi que des rencontres professionnelles.

 

Retrouvez cet article en intégralité sur le site afriquejet

 

 

 

Placée sous le haut patronage du Président de la République, Maître Abdoulaye Wade, la 13e édition de la Foire internationale du livre et du matériel didactique (Fildak) est visitée samedi dernier 17 décembre 2011 au Cices par le directeur de cabinet du ministre de la culture, du genre et du cadre de vie et l’ambassadeur du Maroc (invité d’honneur) à Dakar. Cette présente édition est inscrite sous le thème « Les industries culturelles, moteur de développement : place et perspective pour le livre ».

 

Les industries culturelles sont au cœur du déroulement de la 13e édition de la Foire internationale du livre et du matériel didactique (Fildak). « Les industries culturelles, moteur de développement : place et perspective pour le livre ». C’est le thème de ce grand rendez-vous du livre placé sous le haut patronage du Président de la République, Maître Abdoulaye Wade. En visite samedi dernier 17 décembre au Cices où se déroule cette foire, Abdoulaye Racine Senghor, chef de cabinet du ministre de la culture, du genre et du cadre de vie, a dit toute l’importance de cet évènement.

Il a ainsi annoncé que la cérémonie officielle de lancement qui était prévue le samedi a été repoussée à ce lundi pour permettre au Chef de l’Etat de le présider afin de lui donner tout son éclat. Le directeur de cabinet du ministre de la culture a soutenu que le livre a un rôle important à jouer pour le développement du continent africain. Abdoulaye Racine Senghor a aussi annoncé qu’il y aura un colloque particulièrement important sur les industries culturelles. Mariama Ndoye, la directrice du livre a révélé un riche programme qui sera déroulé tout au long de cette foire qui prendra fin le 22 décembre prochain.

 

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Interview de Rokhaya DIAWARA, responsable du programme «promotion de l'apprentissage tout au long de la vie» à l'UNESCO.

Rokhaya Diawara est administrateur national du programme « Promotion de l’apprentissage tout au long de la vie : de la petite enfance à l’enseignement supérieur » au bureau de l’Unesco, à Dakar. Dans cette interview réalisée dans le cadre de la Foire internationale du livre de Dakar (Fildak), elle revient sur le partenariat entre l’Unesco, l’Association pour le développement de l’éducation en Afrique (Adea), et la maison d’édition Michel Lafon. Selon elle, c’est un moyen de promotion du livre et une opportunité de développement de l’édition locale.

 

Comment est né le partenariat entre l’Unesco-Adea et Michel Lafon?

Il faut replacer le partenariat Michel Lafon-Adea-Unesco dans son contexte historique, c'est-à-dire le forum mondial sur l’éducation qui s’est tenu à Dakar, en 2000, au sortir duquel, les parties prenantes de la famille de l’éducation s’étaient entendues sur six objectifs clés pour mettre en œuvre le concept d’Education pour tous (Ept). Un certain nombre de stratégies avaient été définies. On s’était dit que les Etats ne pourraient pas atteindre seuls les objectifs, en matière d’éducation, sans l’implication des autres partenaires. C’est ainsi que nous avons impliqué les Ong, la société civile et toutes les forces vives, en termes de mobilisation de ressources financières, surtout par le biais de partenariat avec le secteur privé qui, jusque-là, a été le maillon faible autour du concept Education pour tous. On ne parvenait pas à mobiliser des financements et des ressources techniques du secteur privé. Il y avait aussi le défi de la réforme du secteur de l’éducation, parce que l’Unesco et l’Adea veulent promouvoir une vision plus holistique de l’éducation, en intégrant le concept d’éducation de base qui prenait l’enfant du bas-âge jusqu’à la fin du moyen-secondaire.

 

L’autre défi était la réforme des programmes d’enseignement, notamment en matière d’approche par les compétences. Pour concilier tous ces objectifs, nous avons pensé au livre comme objet fédérateur. C’est ainsi qu’est né notre partenariat avec Michel Lafon. L’Unesco a des défis, un agenda. Michel Lafon, de son côté, a des objectifs en matière d’édition. Nous nous sommes donc mis ensemble. Unesco et Adea apportent leur expertise, en ce qui concerne le choix des thèmes, Michel Lafon apporte son savoir-faire, en matière d’édition.

 

Pourquoi l’Unesco a choisi Michel Lafon pour ce partenariat ?
 

On a choisi Michel Lafon, parce que cet éditeur a toujours été présent, depuis le début de la phase de réflexion, lors de la 4ème conférence africaine de 2009 et la conférence mondiale de l’éducation et de la protection de l’enfant à Moscou, un an après. Mais, surtout, c’est parce que Michel Lafon était le partenaire qui acceptait, plus ou moins, de s’investir selon les conditions qu’on avait proposées. Il fallait des investissements et on allait un peu à l’aventure. Et ce n’était pas tous les éditeurs qui avaient, à la fois, les capacités et acceptaient d’aller dans la logique que nous voulions. Enfin, nous avons choisi Michel Lafon pour son expérience et sa vision qui est, à terme, de participer au renforcement des capacités des industries culturelles dans les pays africains, à l’image du partenariat qu’elle a noué avec Le Soleil, au Sénégal, et Fraternité Matin, en Côte d’Ivoire. Quand elle arrive dans un pays, Michel Lafon s’associe toujours avec un partenaire local et essaie de voir comment adapter ses produits aux réalités locales et de réfléchir à de nouvelles idées et de nouveaux supports. Et pour nous, cela est extrêmement important, parce que, non seulement, ça peut être un partenariat gagnant-gagnant, mais aussi, Michel Lafon contribue, par ce biais, au renforcement des capacités de ses partenaires locaux. Le marché du livre est très complexe. Tout est sous forme d’appel d’offres, de concurrence, etc. Et quand on n’a pas les moyens techniques et financiers pour répondre aux appels d’offres, on est exclu, de facto. Le Soleil aurait, par exemple, du mal à répondre à un appel d’offres national, parce que les normes édictées et validées au niveau international font de sorte qu’il soit exclu de facto, parce que n’ayant pas la caution technique et financière ni l’expérience pour le faire. Il ne serait pas compétitif. Nous avons donc demandé à Michel Lafon de hisser vers le haut toutes les maisons d’édition avec lesquelles elle s’associerait dans ce processus. Avec ce genre de partenariat, Le Soleil peut, par exemple, soumissionner dans une offre d’acquisition de livres scolaires. Tout seul, il ne pourrait pas le faire.

 

 

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